Le réchauffement climatique s’accélère et parmi les conséquences directes, l’érosion du littoral. Les falaises de Biarritz, premiers remparts face aux tempêtes, ne sont pas épargnées par ce phénomène. Avec elles, les édifices qui les surplombent comme les villas ou le phare, sont voués à s’effondrer.

« Il faut sauver le phare de Biarritz ! », tel est le message lancé par Michel VEUNAC, maire de Biarritz, la plus emblématique cité balnéaire de la côte basque. Car le constat est grave, et semble irréversible : la falaise va tomber et avec elle les villas ou même le phare.

Cet édifice situé sur la pointe Saint-Martin, érigé en 1832 a pourtant connu toutes les tempêtes ! Mais il est voué à sombrer, tel un navire en perdition. Pour le sauver, la ville lance l’ « Opération 300 » : déplacer le phare de 300 mètres vers l’intérieur des terres.

Techniquement, Biarritz va faire appel à la NASA et utiliser un Crawler-transporter, un engin à chenilles transportant habituellement des fusées. « Il faudra environ 65 jours pour effectuer le transfert, prévu pour débuter en mars 2018 » nous assure le chef de projet technique au sein de la NASA, Mark Zouquer-Bergue. « Le phare pèse environ 1800 tonnes selon nos estimations, vous comprenez que dans ces conditions, il faut prendre toutes les précautions d’usage ».

1 COMMENTAIRE

  1. Au conseil municipal, l’opposition aurait proposé que les gravats générés par la démolition de la cité du surf et le Miramar servent de rempart aux vagues destructrices qui menacent le phare. Une solution moins couteuse et qui arrangerait la population locale.

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