Le petit train à crémaillère de la Rhune datant de 1924 n’aura donc finalement pas l’occasion de devenir centenaire. La SNCF, qui exploitera à nouveau la ligne dès 2018, a annoncé un grand plan de rénovation. Ce dernier inclus la mise en place en 2020 d’une ligne à grande vitesse (LGV) jusqu’au sommet.

Il vous faudra seulement 3 minutes, contre 35 aujourd’hui, pour relier le Col de Saint-Ignace (Sare) au sommet de la Rhune. Telle est l’ambition dévoilée par la SNCF devant l’assemblée départementale, cette dernière ayant décidé de lui confier à nouveau l’exploitation de la ligne de chemin de fer. Dans son plan d’avenir, intitulé RHUNE 2020, la SNCF prévoit un départ toutes les 10 minutes en saison estivale. Mais au-delà de la vitesse des trains – plus de 300 km/h – et de leur fréquence, la SNCF voit plus loin : wagon restaurant, wifi, prises électriques pour recharger vos appareils, et même une boutique avec des produits régionaux.

« Il ne s’agit pas seulement de moderniser le site touristique le plus fréquenté des Pyrénées-Atlantiques », nous confie Martin Bouhigue, le chef de projet Rhune 2020 au sein de la SNCF, « mais aussi et surtout de le rendre encore plus rentable. ». La SNCF prévoit en effet un investissement de 95 millions d’euros sur trois ans mais espère bien que le site attirera encore plus de visiteurs : « Notre objectif, c’est le Mont Saint-Michel et ses 3 millions de visiteurs annuels. Ensuite, nous viserons encore plus haut et, pourquoi pas, dépasser les 6 millions de la Tour Eiffel. ».

Le Collectif des associations de défense de l’environnement (Cade) se dit quant à lui inquiet. Peio Etchechuria, son porte-parole au niveau du Pays Basque, indique même vouloir porter un recours contre ce projet : « Quid de l’environnement dans tout ça ? Les Pottoks qui regardent le train passer risquent de se briser le cou vu la vitesse de la LGV. Et que penser du bruit généré par la locomotive ? Sans parler de la sécurité des randonneurs, qui traversent la voie ferrée aujourd’hui sans regarder. ».

A ces questions, la SNCF semble pourtant avoir bétonné son projet, avant de bétonner la Rhune. Elle prévoit des aménagements comme des murs anti-bruit, de la signalisation, des passages à niveau et des passerelles pour les piétons.

Reste tout de même une question en suspens. Avec en moyenne 25 minutes de retard par train, le gain ne serait pas si avantageux pour les voyageurs. Au train à crémaillère, lui préféreront ils une ligne à grande vitesse ? Rien n’est moins sûr…

4 Commentaires

    • Merci de votre remarque. La faute a été corrigée et l’auteur de l’article a été immédiatement pendu par les cou… (je crois qu’il y a un « s » en trop dans cette phrase)

  1. Nik ez dakit hori egia denik; Apirila lehengo edo abendua 28 ko olga bat daiteke ( Bizi garen Larruneko aldetik doa naski data hori) . Gaur Iparraldearen orena saioan entzun dudanez, kremaiera mota berdintsua eginen dute, baina eraberritua, eta ezinduentzat tresna bereziak ezarriaz. Egia balinbada, Larrun baino handiagoa den astakeria bat baizik ez da.
    De la langue d’Axular a celle de Moliere:
    Je ne sais pas si cela est vrai. Cela ressemble a une blague du 1 avril ou 28 decembre (La date depend du versant de la Rhune ou nous vivons.) D’apres ce que j’ai entendu aujourd’hui a Iparraldearen Orena, une cremaillere du meme style va etre installee , modernisee, et avec des equipements speciaux pour handicapes. Si c’est vrai, c’est une betise plus grande que la hauteur de la Rhune .
    Y en la lengua de Cervantes
    Me pregunto si eso es verdad. Se parece a una broma del 1 de avril ou del 28 de diciembre. (Esta fecha depende de que lado de Larrun uno vive.) Segun lo que he oido hoy mismo en la hora de Euskadi Norte, la cremaillera sera renovada y estara dotada de equipos especiales para menosvalidos . Si se hace de verdad, sera una tonteria mas grande que el Monte Larrun.

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